PREP DE DEMAIN

PREP

CAB LA (Apretude) tous les deux mois

Apretude est disponible aux États-Unis depuis janvier 2022. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé l’autorisation d’Apretude en septembre 2023. Commercialisé en France en mars 2026.

CAB LA (Apretude) tous les quatre mois

Afravih 2026 : C’est une nouvelle formulation du cabotégravir qui a une dose de 1600 mg par 3 ml au lieu de 600 mg par 3 ml. Cette formulation permet une absorption qui est plus ralentie et donc qui permet un dosage trois fois par an au lieu de six fois. C’est en étude et par une voie réglementaire simplifiée que la FDA a accepté une étude de ce qu’ils appellent un bridging pharmacocinétique sans phase 3 de grande envergure avec une soumission prévue en 2027.

Croi 2024 : Notons dans les tuyaux, les toutes premières données sur le cabotégravir à action ultra-longue (nom de code CAB-ULA pour ultra long acting) avec une injection tous les quatre mois en Prep (au lieu de deux mois actuellement). La firme ViiV Healthcare, l’unité de GSK spécialisée dans le VIH, prévoit de mener des essais cliniques à grande échelle dans le courant de l’année. « Cette nouvelle formulation du cabotégravir, avec une concentration plus élevée et une demi-vie au moins deux fois plus longue, nous met sur la voie d’une administration tous les quatre mois pour le traitement du VIH et la Prep », a déclaré Kimberly Smith, responsable de la recherche et du développement chez ViiV, dans un communiqué de presse. La firme pharmaceutique a pour objectif de mettre sur le marché le premier traitement à action ultra-longue en Prep en 2026, suivi d’un traitement similaire pour le traitement du VIH en 2027.

Lénacapavir tous les six mois

Nom commercial : Yeztugo (aux États-Unis) et Yeytuo (en Europe)

Disponibilité : Le lénacapavir est commercialisé comme Prep aux États-Unis depuis juin 2025, sous le nom Yeztugo. Cette Prep a reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM) de la Commission européenne fin août 2025 sous le nom Yeytuo. Cette autorisation couvre l’Union européenne (incluant la France). Sa commercialisation et son remboursement en France dépendra du calendrier des autorités françaises (HAS) + et des négociations de prix entre l’État et l’industriel (Comité économique des produits de santé).

Lénacapavir en injection annuelle

Afravih 2026 : une injection intramusculaire, pas une injection sous-cutanée comme celui qui est approuvé et une voie régulatoire similaire à celle utilisée pour le cabotégravir tous les quatre mois et une soumission régulatoire prévue en 2027.

14/03/2025 (POZ) : Once-Yearly Lenacapavir Looks Promising for HIV PrEP

Croi 2025 : Gilead a profité de la Croi pour annoncer les premières données cliniques de ce traitement en injection une fois par an. L’annonce, doublée d’une publication dans The Lancet a été présentée par Renu Singh (Gilead Sciences, Foster City, États-Unis). Le lénacapavir a déjà démontré une efficacité dans un essai de phase 3 (essai Purpose) lorsqu’il est administré en injection sous-cutanée tous les six mois. Afin d’évaluer la possibilité d’une administration encore plus espacée, une étude en cours examine deux nouvelles formulations du lénacapavir administrées par une seule injection intramusculaire annuelle. Formulation une avec 5 % d’éthanol et formulation deux avec 10 % d’éthanol chez 20 participants-es dans chaque groupe. Dans cette étude menée en ouvert, des volontaires séronégatifs-ves ont reçu une injection unique de l’une des deux formulations de lénacapavir à une concentration de 500 mg/mL. L’évolution des concentrations du médicament dans le sang a été surveillée pendant plus d’un an afin d’évaluer la pharmacocinétique (c’est-à-dire la manière dont le médicament est absorbé, distribué et éliminé par l’organisme) ainsi que la sécurité et la tolérance du traitement. Les premiers résultats montrent que, pour la première formulation testée, la concentration maximale de lénacapavir dans le sang est atteinte environ douze semaines après l’injection. Après douze mois, la concentration résiduelle moyenne du médicament reste largement supérieure au seuil d’efficacité, dépassant même celle observée avec l’injection sous-cutanée semestrielle actuellement étudiée. Les résultats préliminaires pour la deuxième formulation sont similaires et suggèrent qu’elle pourrait également maintenir des niveaux efficaces de lénacapavir sur une année complète. En termes de tolérance, les effets indésirables rapportés étaient majoritairement légers à modérés et comparables entre les deux groupes. Le principal effet observé était une douleur au point d’injection, ressentie par environ 75 % des participants-es. Cette douleur, généralement légère, disparaissait en moins d’une semaine et pouvait être atténuée par l’application d’une poche de glace avant l’injection. Aucun effet indésirable grave n’a été signalé, ce qui suggère un bon profil de sécurité pour ces nouvelles formulations. Les prochaines étapes incluront une comparaison avec les données issues de l’essai de phase 3 sur l’injection semestrielle de lénacapavir, afin de déterminer si cette nouvelle approche annuelle pourrait être intégrée aux stratégies de prévention du VIH à grande échelle.

Lénacapavir en comprimés hebdomadaires

15/06/2026 (CP Gilead) : U.S. FDA Accepts Gilead’s Application for Investigational Once-Weekly Oral Yeztugo, Potentially the First Long-Acting Pill for HIV Prevention

FOSTER CITY (Californie) – Gilead Sciences (Nasdaq : GILD) a annoncé aujourd’hui que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis avait accepté d’examiner sa demande supplémentaire d’autorisation de mise sur le marché (supplemental New Drug Application, sNDA) pour Yeztugo® (lénacapavir) comprimé de 300 mg, en tant que formulation orale hebdomadaire potentielle destinée à la prévention de l’infection par le VIH dans le cadre de la prophylaxie pré-exposition (Prep). La FDA a fixé au 2 février 2027 la date cible de sa décision, conformément au calendrier prévu par le Prescription Drug User Fee Act (PDUFA).

MK-8527/Alimatravir (Merck/MSD) : un comprimé oral par mois.

Afravih 2026 : le MK 85 27 aussi appelé alimatravir, c’est un candidat pour une PrEP orale mensuelle. Il s’agit d’un comprimé de 11 mg, qui est étudié en phase 3, et je voudrais attirer votre attention sur cette étude parue dernièrement, qui modélise un coût par personne et par année inférieur à 5 dollars. C’est vraiment très bas, et le fait que cette molécule soit plus simple, que ce soit un comprimé, pourrait permettre une fabrication au niveau régional. C’est un changement de catégorie économique et de déploiement qui est intéressant. Le programme de phase 3 englobe 17 pays avec presque 9000 participants au total, y compris des adolescentes, des femmes enceintes et allaitantes. C’est un programme de très grande ampleur et on attend les résultats d’efficacité.

Croi 2026 : Une Prep en un seul comprimé par mois ? Le bon dosage du MK-8527
Une session de la journée était consacrée aux essais cliniques sur les nouvelles formes de Prep à longue durée d’action. Beaucoup d’espoirs sont fondés sur une nouvelle Prep orale en un seul comprimé par mois : le MK-8527 développé par le laboratoire pharmaceutique Merck/MSD. Cette molécule appartient à une nouvelle génération d’antirétroviraux qui bloquent la transcriptase inverse du VIH, enzyme indispensable à la réplication du virus. Une fois ingéré, le médicament est transformé dans les cellules en une forme active capable d’empêcher l’installation de l’infection. L’enjeu est maintenant de déterminer, à partir des essais précoces déjà menés, quelle dose serait la plus pertinente à tester à grande échelle en phase 3.

Pour y parvenir, les chercheurs-ses ont combiné les résultats de phases précoces de développement : cinq essais de phase 1 et une étude de phase 2 menée chez des volontaires à faible risque d’exposition. À l’aide de modèles sophistiqués, ils-elles ont simulé le comportement du médicament dans l’organisme, en suivant notamment la concentration de sa forme active dans certaines cellules immunitaires. L’objectif était de maintenir ce taux au-dessus d’un seuil considéré comme protecteur contre le VIH. Parmi les doses évaluées, 11 mg une fois par mois apparaît comme le meilleur compromis entre efficacité et tolérance. Selon les projections, cette dose permettrait d’atteindre un niveau jugé protecteur chez au moins 95 % des participants-es, et ce à plusieurs moments clés du cycle mensuel, y compris juste avant la prise suivante. Autrement dit, le traitement conserverait une marge de sécurité en fin de mois. Autre élément notable : ni l’âge ni le sexe ne semblent modifier significativement l’exposition au médicament, tandis que le poids a été intégré dans les calculs. Les simulations suggèrent également que cette dose resterait protectrice pendant la grossesse, un point crucial dans une perspective de déploiement de la Prep chez les femmes, à condition que tolérance et sécurité pour le fœtus suivent. Chez les personnes présentant une insuffisance rénale légère, les concentrations attendues seraient comparables à celles observées chez des personnes en bonne santé. Enfin, le schéma à 11 mg devrait être adapté et globalement bien toléré chez les adolescents-es et adultes pesant au moins 35 kilos. Les modélisations indiquent même qu’en cas de retard de prise, une semaine supplémentaire de protection pourrait être maintenue, un atout non négligeable dans la « vraie vie ». Deux essais de phase 3 (voir encart ci-dessous) sont désormais en cours pour confirmer, cette fois en conditions réelles, l’efficacité et la sécurité de ce comprimé mensuel.

EXPrESSIVE 10 et 11 : deux essais pour tester une nouvelle Prep mensuelle
Les essais de phase 3 EXPrESSIVE 10 et 11 évaluent une nouvelle stratégie de Prep reposant sur le MK-8527, une molécule destinée à être prise une fois par mois. Ces études comparent le MK-8527 à la Prep orale de référence, le Truvada (TDF/FTC), dans le cadre d’essais randomisés en double aveugle, c’est-à-dire que les participants-es sont répartis au hasard dans deux groupes sans que ni eux ni les chercheurs-ses ne sachent quel traitement leur est donné : un groupe reçoit le MK-8527 et un placebo imitant le Truvada, l’autre le Truvada et un placebo imitant le MK-8527. L’objectif est d’évaluer l’efficacité pour prévenir l’infection par le VIH, mais aussi la sécurité et la tolérance du traitement. EXPrESSIVE 10 inclut environ 4 580 femmes cisgenres âgées de 16 à 30 ans au Kenya, en Afrique du Sud et en Ouganda. EXPrESSIVE 11 concerne environ 4 390 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), personnes transgenres et personnes non binaires, dans 16 pays répartis en Amérique latine, en Afrique, en Asie, en Europe (dont un site en France) et aux États-Unis. Les inclusions ont débuté en août 2025 et le suivi doit se poursuivre jusqu’en 2027.

29/08/2025 : Elle va faire l’objet d’essais de phase 3 (EXPrESSIVE 10 et 11) avec un site en France. Les essais comparent le MK et le Truvada (FTC/TDF). Ce sont des essais randomisés en double aveugle : un bras prend du MK + un placebo de Truvada et l’autre bras prend du Truvada + un placebo de MK. Inclusions prévue. EXPrESSIVE 10 sera conduit sur des femmes cis au Kenya, Afrique du Sud et Ouganda. EXPrESSIVE 11 sera conduit des HSH, personnes trans et personnes non-binaires en Argentine, Brésil, Chili, Colombie, République Dominicaine, France, Guatemala, Kenya, Malaisie, Pérou, Philippines, Afrique du Sud, Suisse, Thaïlande, Etats Unis et Vietnam. Inclusions qui ont commencées en août 2025.

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IAS 2025/Juillet 2025 : MK-8527 : une Prep en comprimé oral une fois par mois ?

Présentée en conférence de presse plus tôt dans la journée, la nouvelle molécule MK-8527 pourrait bien bousculer les standards actuels de LA (Long Acting) Prep. Développé par le laboratoire Merck/MSD, ce comprimé oral à prendre une fois par mois inaugure une approche inédite dans le champ de la Prep à longue durée d’action. La Dre Rebeca Plank, scientifique au sein du département Global Clinical Development de Merck, a donné les premiers résultats d’un essai de phase 2 : « Les résultats montrent un profil de sécurité et de tolérance favorable, avec des données pharmacocinétiques soutenant une administration orale mensuelle dans nos études de phase 3 ». Autrement dit, la pilule mensuelle fonctionne, semble bien tolérée et va bientôt entrer dans une phase d’évaluation clinique plus large. La molécule MK-8527 appartient à la classe des inhibiteurs nucléosidiques de la translocation de la transcriptase inverse (NRTTI). L’étude de phase 2 a testé des doses allant jusqu’à 12 milligrammes pendant six mois. Résultat ? « Une sécurité et une tolérabilité similaires à celles du placebo », précise la chercheuse. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés — nausées et maux de tête — étaient répartis de façon similaire entre les personnes prenant le placebo et celles recevant le médicament, quel que soit le dosage. « Même à la dose de 12 milligrammes pendant six mois, le taux de lymphocytes restait comparable à celui du placebo », a insisté la Dre Plank. Cette précision est importante après ce qui s’est passé en 2021 avec islatravir, la molécule phare du laboratoire, qui avait connu une mise à l’arrêt brutale en raison d’une baisse anormale des lymphocytes. Les essais cliniques sur islatravir ont pu reprendre par la suite avec des doses plus faibles. Merck/MSD avance ici une option sans injection, plus simple à stocker, à administrer et potentiellement plus acceptable pour certaines populations. « L’alternative orale mensuelle du 8527 pourrait représenter un changement de paradigme », a déclaré la Dre Plank. « Nous espérons que cette option offrira une solution à la fois facile à utiliser et compatible avec les systèmes de santé, pouvant être largement disponible dans différents contextes ». Deux vastes essais cliniques de phase 3, baptisés EXPrESSIVE, sont sur le point d’être lancés à l’automne, en partenariat avec la Fondation Gates et le Centre international de recherche clinique de l’Université de Washington. Leur objectif : évaluer l’efficacité préventive du MK-8527 auprès des populations les plus exposées au VIH. Merck/MSD affirme vouloir avancer à un rythme rapide : « Nous suivons des calendriers très ambitieux et optimistes », conclut la Dre Plank, qui appelle à la patience…

CAB (cabotégravir) + MPA (acétate de médroxyprogestérone) (Viiv) pour la contraception, testé sur un modèle animal.

Croi 2025 : Cette étude a évalué un implant combinant le CAB (cabotégravir) pour la prévention du VIH et le MPA (acétate de médroxyprogestérone) pour la contraception, testé sur un modèle animal (le singe macaque). Actuellement, les options disponibles impliquent, soit des comprimés quotidiens, soit des injections à distance, voire des anneaux vaginaux, mais aucune ne combine ces deux fonctions en un seul dispositif. L’implant testé assure une diffusion prolongée des deux molécules pendant plus de six mois, avec une suppression complète et réversible de l’ovulation chez les macaques. Il est bien toléré, totalement amovible en trois mois et présente une faible migration au-delà de six mois. Ces résultats prometteurs ouvrent la voie au développement d’une solution injectable combinée, offrant une protection à long terme contre le VIH et une contraception efficace pour les femmes doublement exposées à un risque de grossesse non désirée et de contracter le VIH.

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