En PrEP
CAB LA (Apretude) tous les deux mois
Juillet 2025 : Prix en cours de négociation en France (commercialisation prévue en dernier trimestre 2025?)
CAB LA (Apretude) tous les 4 mois
Mars 2024 : Notons dans les tuyaux, les toutes premières données sur le cabotégravir à action ultra-longue (nom de code CAB-ULA pour ultra long acting) avec une injection tous les quatre mois en Prep (au lieu de deux mois actuellement). La firme ViiV Healthcare, l’unité de GSK spécialisée dans le VIH, prévoit de mener des essais cliniques à grande échelle dans le courant de l’année. « Cette nouvelle formulation du cabotégravir, avec une concentration plus élevée et une demi-vie au moins deux fois plus longue, nous met sur la voie d’une administration tous les quatre mois pour le traitement du VIH et la Prep », a déclaré Kimberly Smith, responsable de la recherche et du développement chez ViiV, dans un communiqué de presse. La firme pharmaceutique a pour objectif de mettre sur le marché le premier traitement à action ultra-longue en Prep en 2026, suivi d’un traitement similaire pour le traitement du VIH en 2027.
Lenacapavir (Sunlenca) tous les six mois
26/08/2025 : AMM Europe Devrait être évalué par HAS à partir de l’automne 2025. Purpose 5 en France/UK. Commercialisation fin 2026/début 2027?
Lénacapavir (Sunlenca) en injection annuelle :
14/03/2025 (POZ) : Once-Yearly Lenacapavir Looks Promising for HIV PrEP
Mars 2025 : Gilead a profité de la Croi pour annoncer les premières données cliniques de ce traitement en injection une fois par an. L’annonce, doublée d’une publication dans The Lancet a été présentée par Renu Singh (Gilead Sciences, Foster City, États-Unis). Le lénacapavir a déjà démontré une efficacité dans un essai de phase 3 (essai Purpose) lorsqu’il est administré en injection sous-cutanée tous les six mois. Afin d’évaluer la possibilité d’une administration encore plus espacée, une étude en cours examine deux nouvelles formulations du lénacapavir administrées par une seule injection intramusculaire annuelle. Formulation une avec 5 % d’éthanol et formulation deux avec 10 % d’éthanol chez 20 participants-es dans chaque groupe. Dans cette étude menée en ouvert, des volontaires séronégatifs-ves ont reçu une injection unique de l’une des deux formulations de lénacapavir à une concentration de 500 mg/mL. L’évolution des concentrations du médicament dans le sang a été surveillée pendant plus d’un an afin d’évaluer la pharmacocinétique (c’est-à-dire la manière dont le médicament est absorbé, distribué et éliminé par l’organisme) ainsi que la sécurité et la tolérance du traitement. Les premiers résultats montrent que, pour la première formulation testée, la concentration maximale de lénacapavir dans le sang est atteinte environ douze semaines après l’injection. Après douze mois, la concentration résiduelle moyenne du médicament reste largement supérieure au seuil d’efficacité, dépassant même celle observée avec l’injection sous-cutanée semestrielle actuellement étudiée. Les résultats préliminaires pour la deuxième formulation sont similaires et suggèrent qu’elle pourrait également maintenir des niveaux efficaces de lénacapavir sur une année complète. En termes de tolérance, les effets indésirables rapportés étaient majoritairement légers à modérés et comparables entre les deux groupes. Le principal effet observé était une douleur au point d’injection, ressentie par environ 75 % des participants-es. Cette douleur, généralement légère, disparaissait en moins d’une semaine et pouvait être atténuée par l’application d’une poche de glace avant l’injection. Aucun effet indésirable grave n’a été signalé, ce qui suggère un bon profil de sécurité pour ces nouvelles formulations. Les prochaines étapes incluront une comparaison avec les données issues de l’essai de phase 3 sur l’injection semestrielle de lénacapavir, afin de déterminer si cette nouvelle approche annuelle pourrait être intégrée aux stratégies de prévention du VIH à grande échelle.
Lénacapavir + islatravir en un seul comprimé par semaine
31/10/2024 : Lénacapavir + islatravir en un seul comprimé par semaine.
MK-8527 (Merck/MSD) : un comprimé oral par mois.
29/08/2025 : Elle va faire l’objet d’essais de phase 3 (EXPrESSIVE 10 et 11) avec un site en France. Les essais comparent le MK et le Truvada (FTC/TDF). Ce sont des essais randomisés en double aveugle : un bras prend du MK + un placebo de Truvada et l’autre bras prend du Truvada + un placebo de MK. Inclusions prévue. EXPrESSIVE 10 sera conduit sur des femmes cis au Kenya, Afrique du Sud et Ouganda. EXPrESSIVE 11 sera conduit des HSH, personnes trans et personnes non-binaires en Argentine, Brésil, Chili, Colombie, République Dominicaine, France, Guatemala, Kenya, Malaisie, Pérou, Philippines, Afrique du Sud, Suisse, Thaïlande, Etats Unis et Vietnam. Inclusions qui ont commencées en août 2025.
IAS 2025/Juillet 2025 : MK-8527 : une Prep en comprimé oral une fois par mois ?
Présentée en conférence de presse plus tôt dans la journée, la nouvelle molécule MK-8527 pourrait bien bousculer les standards actuels de LA (Long Acting) Prep. Développé par le laboratoire Merck/MSD, ce comprimé oral à prendre une fois par mois inaugure une approche inédite dans le champ de la Prep à longue durée d’action. La Dre Rebeca Plank, scientifique au sein du département Global Clinical Development de Merck, a donné les premiers résultats d’un essai de phase 2 : « Les résultats montrent un profil de sécurité et de tolérance favorable, avec des données pharmacocinétiques soutenant une administration orale mensuelle dans nos études de phase 3 ». Autrement dit, la pilule mensuelle fonctionne, semble bien tolérée et va bientôt entrer dans une phase d’évaluation clinique plus large. La molécule MK-8527 appartient à la classe des inhibiteurs nucléosidiques de la translocation de la transcriptase inverse (NRTTI). L’étude de phase 2 a testé des doses allant jusqu’à 12 milligrammes pendant six mois. Résultat ? « Une sécurité et une tolérabilité similaires à celles du placebo », précise la chercheuse. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés — nausées et maux de tête — étaient répartis de façon similaire entre les personnes prenant le placebo et celles recevant le médicament, quel que soit le dosage. « Même à la dose de 12 milligrammes pendant six mois, le taux de lymphocytes restait comparable à celui du placebo », a insisté la Dre Plank. Cette précision est importante après ce qui s’est passé en 2021 avec islatravir, la molécule phare du laboratoire, qui avait connu une mise à l’arrêt brutale en raison d’une baisse anormale des lymphocytes. Les essais cliniques sur islatravir ont pu reprendre par la suite avec des doses plus faibles. Merck/MSD avance ici une option sans injection, plus simple à stocker, à administrer et potentiellement plus acceptable pour certaines populations. « L’alternative orale mensuelle du 8527 pourrait représenter un changement de paradigme », a déclaré la Dre Plank. « Nous espérons que cette option offrira une solution à la fois facile à utiliser et compatible avec les systèmes de santé, pouvant être largement disponible dans différents contextes ». Deux vastes essais cliniques de phase 3, baptisés EXPrESSIVE, sont sur le point d’être lancés à l’automne, en partenariat avec la Fondation Gates et le Centre international de recherche clinique de l’Université de Washington. Leur objectif : évaluer l’efficacité préventive du MK-8527 auprès des populations les plus exposées au VIH. Merck/MSD affirme vouloir avancer à un rythme rapide : « Nous suivons des calendriers très ambitieux et optimistes », conclut la Dre Plank, qui appelle à la patience…
CAB (cabotégravir) + MPA (acétate de médroxyprogestérone) (Viiv) pour la contraception, testé sur un modèle animal.
Mars 2025 : Cette étude a évalué un implant combinant le CAB (cabotégravir) pour la prévention du VIH et le MPA (acétate de médroxyprogestérone) pour la contraception, testé sur un modèle animal (le singe macaque). Actuellement, les options disponibles impliquent, soit des comprimés quotidiens, soit des injections à distance, voire des anneaux vaginaux, mais aucune ne combine ces deux fonctions en un seul dispositif. L’implant testé assure une diffusion prolongée des deux molécules pendant plus de six mois, avec une suppression complète et réversible de l’ovulation chez les macaques. Il est bien toléré, totalement amovible en trois mois et présente une faible migration au-delà de six mois. Ces résultats prometteurs ouvrent la voie au développement d’une solution injectable combinée, offrant une protection à long terme contre le VIH et une contraception efficace pour les femmes doublement exposées à un risque de grossesse non désirée et de contracter le VIH.
En traitement VIH
L’ulonivirine (ULO) est un nouvel inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse, à longue durée d’action, permettant une prise hebdomadaire. L’islatravir (ISL), quant à lui, est un inhibiteur nucléosidique de la translocation de la transcriptase inverse, également à longue demi-vie, mais dont la toxicité sur les lymphocytes totaux, et notamment les lymphocytes T CD4+ (CD4+), a déjà été rapporté à fortes doses. La bithérapie ISL + ULO confirme son efficacité virologique à la semaine 24 en maintenant une charge virale indétectable. Cependant, comme dans d’autres études utilisant 20 mg d’ISL par semaine, une déplétion lymphocytaire réversible a été observée. Ces résultats motivent la poursuite des essais, cette fois avec une dose hebdomadaire d’ISL réduite à 2 mg.
La bithérapie ISL + ULO confirme son efficacité virologique à S24 en maintenant une CV indétectable. Ces résultats motivent la poursuite des essais avec une dose hebdomadaire d’ISL réduite à 2 mg
21/07/2025, 2025 : Broadly neutralising antibodies plus immune modulator may delay HIV rebound
More than half of people who received a pair of broadly neutralising antibodies (bnAbs) plus the immune-modulating drug N-803 (Anktiva) had delayed viral rebound or maintained a low or suppressed viral load during antiretroviral treatment interruption, according to study results presented at the 13th International AIDS Society Conference on HIV Science (IAS 2025).
Lénacapavir + deux anticorps neutralisants (le téropavimab et le zinlirvimab) (Gilead), administré tous les six mois en IV
Croi 20025/Mars 2025 : Si le lénacapavir a montré sa grande efficacité en monothérapie Prep (voir plus bas), les chercheurs-ses n’ont pas encore trouvé son ou ses « partenaires » pour en faire un traitement VIH à longue durée d’action. Une étude de phase 2 présentée par Onyema Ogbuagu (Yale University, New Haven, États-Unis) a testé un nouveau traitement injectable contre le VIH, combinant le lénacapavir et deux anticorps neutralisants (le téropavimab et le zinlirvimab), administré en intraveineuse tous les six mois. L’objectif était de comparer son efficacité et sa tolérance à celles des traitements antirétroviraux oraux quotidiens classiques. Parmi les 53 participants-es ayant reçu cette nouvelle combinaison, 96 % ont maintenu une charge virale indétectable après 26 semaines, un taux équivalent à celui des 27 participants-es ayant poursuivi leur traitement habituel.
Un seul participant a connu un rebond avec des résistances aux anticorps et au lénacapavir. Les effets indésirables ont été globalement bénins, se limitant principalement à des réactions légères au point d’injection en sous cutané (37 % des participants-es), sans complications graves ni abandons au cours de l’essai pour raisons médicales. En parallèle, le nombre de cellules CD4, indicateur clé de l’efficacité du système immunitaire, s’est maintenu, voire légèrement amélioré. Ces résultats encourageants ouvrent la voie à un traitement potentiellement plus pratique, réduisant la contrainte de prise quotidienne et facilitant l’observance des personnes, notamment celles pour qui la discrétion et la régularité du traitement sont un défi.
VH-499 (Viiv) : un nouvel anti-capside
Mars 2025 : Le lénacapavir de Gilead était le premier traitement de la famille des anti-capside, mais voilà qu’arrive son « petit frère », VH-499, un nouvel anti-capside présenté à la Croi par Paul Benn, (ViiV Healthcare, Brentford, Royaume-Uni). Cette molécule a été testée dans une étude clinique de phase 2a visant à évaluer son efficacité antivirale, sa sécurité et sa tolérance. L’essai, réalisé en double aveugle et contrôlé par placebo (ni les participants-es, ni leurs soignants-es ne savaient qui prenait le traitement ou le placebo), a inclus 23 participants-es adultes vivant avec le VIH, n’ayant jamais reçu de traitement antirétroviral et présentant une charge virale élevée (supérieure ou égale à 3000 copies/mL). Ils-elles ont été répartis-es en quatre groupes recevant soit une dose orale de VH-499 (25 mg, 100 mg ou 250 mg) aux premier et sixième jour de l’essai, soit un placebo. Après cette phase de monothérapie de dix jours, tous-tes les participants-es ont été mis-ses sous un traitement antirétroviral standard. Les résultats ont montré une réduction significative de la charge virale dès les premiers jours de traitement, avec une efficacité proportionnelle à la dose administrée. La diminution moyenne maximale de la charge virale du VIH a atteint -2,2 log10 c/mL pour la dose de 250 mg, contre -1,8 log10 c/mL pour les doses de 25 mg et 100 mg. Cette corrélation entre la dose et l’effet antiviral confirme que VH-499 est un inhibiteur puissant du VIH. De plus, le traitement a été bien toléré. Aucun effet indésirable grave, aucun arrêt du traitement ni aucun décès n’ont été signalés. Les analyses biologiques n’ont révélé aucune anomalie clinique significative, et aucun signe de résistance au VH-499 n’a été détecté. Ces résultats préliminaires confirment, à ce stade, le potentiel de VH-499 comme traitement antirétroviral à longue durée d’action. Ces données encouragent la poursuite des recherches pour intégrer VH-499 dans un schéma thérapeutique complet, avec l’objectif de proposer une alternative durable et efficace aux traitements actuels.
VH-184 (Viiv) : Anti-intégrase de troisième génération
Mars 2025 : Un nouvel antirétroviral à longue durée d’action, VH-184, a montré des résultats prometteurs dans une étude clinique de phase 2a présentée par Luise Rogg (ViiV Healthcare, Durham, États-Unis). Cet anti-intégrase de troisième génération est développé pour être plus résistant aux mutations du VIH que les traitements actuels tels que le dolutégravir. Il a été testé en monothérapie sur 22 participants-es vivant avec le VIH et n’ayant jamais reçu de traitement antirétroviral. Pendant dix jours, les volontaires ont reçu soit une des trois doses de VH-184 (10 mg, 50 mg ou 300 mg) par voie orale, soit un placebo, avant d’être mis-es sous traitement standard. L’objectif principal de l’étude était de mesurer la baisse de la charge virale jusqu’au jour dix, tandis que les critères secondaires incluaient la sécurité, la tolérance et l’apparition éventuelle de résistances. Les résultats montrent une diminution significative de la charge virale, atteignant en moyenne -1,17 log10 c/mL avec la dose de 10 mg, -2,15 log10 c/mL avec 50 mg et -2,31 log10 c/mL avec 300 mg, soit une réduction de plus de 99 % de la présence du virus dans le sang chez les personnes ayant reçu la dose la plus élevée. Un lien clair entre la dose administrée et l’efficacité antivirale a été observée, suggérant, à ce stade, un fort potentiel du VH-184 en tant que traitement à action prolongée. Par ailleurs, aucun signe de résistance au médicament n’a été détecté à la fin des dix jours de monothérapie, ce qui est un indicateur clé pour une efficacité à long terme. Côté sécurité, VH-184 a été bien toléré par les participants-es. Les effets indésirables ont été rares et modérés, avec seulement deux cas de vomissements légers signalés parmi des personnes ayant reçu le traitement. Aucun effet indésirable grave, aucune réaction sévère ni aucun abandon de traitement n’ont été rapportés.
Bithérapie doravirine/islatravir en comprimés quotidiens
30/12/2025 : Phase 3 DOR/ISL Shows Promise for HIV Treatment
Mars 2025 : Deux essais cliniques montrent que la bithérapie doravirine/islatravir prise en comprimés quotidiens est non inférieure aux associations médicamenteuses couramment prescrites contre le VIH pour maintenir une charge virale indétectable chez les adultes vivant avec le virus. Dans la première étude, des personnes vivant avec le VIH sous Biktarvy (bictegravir/emtricitabine/ténofovir alafénamide), ont été réparties de manière aléatoire en deux groupes : soit elles continuaient leur traitement habituel, soit elles passaient à un schéma à base de doravirine/islatravir (100 mg/0,25 mg) une fois par jour. Cet essai clinique de phase 3 a recruté 513 participants-es qui avaient maintenu une charge virale depuis au moins trois mois sous Biktarvy. À la 48ᵉ semaine, 91,5 % des personnes sous doravirine/islatravir avaient une charge virale indétectable, contre 94,2 % pour le groupe sous Biktarvy. Les taux de CD4 sont restés stables dans les deux groupes, contrairement aux formulations à longue durée d’action de l’islatravir qui avaient entrainé une baisse des CD4. C’est la première combinaison sans anti-intégrase à démontrer une efficacité équivalente à une trithérapie incluant cette classe.
Dans la deuxième étude, des personnes vivant avec le VIH avec une charge virale indétectable sous des traitements antirétroviraux comprenant deux ou trois médicaments ont été réparties de manière aléatoire pour continuer leur traitement actuel ou passer à doravirine/islatravir (100 mg/0,25 mg). Cet essai de phase 3 a recruté 551 participants-es dont la charge virale était indétectable pendant au moins trois mois. Environ 64 % des participants-es prenaient un anti-intégrase, tandis que 30 % suivaient un traitement à base d’inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI) avant d’intégrer l’étude. À la 48ᵉ semaine, 95,6 % des personnes sous doravirine/islatravir avaient une charge virale indétectable contre 91,9 % pour le groupe sous leur traitement d’origine. Ces résultats suggèrent que cette bithérapie pourrait être une alternative efficace et bien tolérée aux traitements conventionnels du VIH.
VH3810109 : un anticorps bloquant la fixation du VIH sur les cellules CD4
Mars 2025 : L’étude EMBRACE a évalué le VH3810109, un anticorps bloquant la fixation du VIH sur les cellules CD4, chez des personnes vivant avec le VIH en contrôle virologique (charge virale indétectable). Ce traitement, administrable en intraveineuse ou en sous-cutané grâce à un agent facilitant son absorption, a été testé en phase 2. L’essai a comparé trois groupes de 50 participants-es recevant soit VH3810109 par intraveineuse ou en sous-cutané tous les quatre mois, en combinaison avec du cabotégravir (CAB) injectable en intramusculaire (IM) tous les quatre mois, soit un traitement oral. Deux cas d’échec virologique avec mutations de résistance ont été observés dans les groupes par intraveineuse et en sous-cutané. Quelques réactions aux sites d’injection ont été signalées, mais la tolérance globale était bonne, avec un meilleur profil en intraveineuse.
GS-1720 : un nouvel anti-intégrase prometteur pour un usage hebdomadaire
Mars 2024 : Ce nouvel anti-intégrase de Gilead serait éligible pour un usage d’un comprimé par semaine. Le GS-1720 pourrait être combiné avec le lénacapavir, un nouvel inhibiteur de capside à action prolongée, déjà approuvé sous le nom de Sunlenca. La demi-vie de la molécule GS-1720 est de 9,4 jours. L’étude de phase 1b a testé quatre doses uniques de GS-1720 (30 mg, 150 mg, 450 mg, 900 mg) pour évaluer la sécurité et l’activité antivirale chez les personnes vivant avec le VIH. Chaque dose a été testée chez sept participants. Les personnes étaient éligibles pour participer à l’étude si leur charge virale se situait entre 5 000 et 500 000 copies/ml, si elles n’avaient jamais été traitées auparavant ou si elles n’avaient pas déjà reçu de traitement pendant au moins 12 semaines et si elles n’avaient aucune expérience antérieure d’un traitement par inhibiteur de l’intégrase. Les chercheurs-ses ont évalué la baisse de la charge virale en 11 jours (28 personnes). À onze jours, les baisses sont entre -1,74 à -2, 44 log. Au global, il a été observé plus de 2 log de baisse de la charge virale sur l’ensemble des doses. À noter, un participant a fait une fibrillation auriculaire (liée à la molécule?), sinon rien à signaler de grave. Gilead a plusieurs autres médicaments à action prolongée en développement, dont un deuxième inhibiteur oral de la capside (GS-4182) et un inhibiteur NNRTI oral (GS-5894) adapté à une administration en une fois par semaine.
Lénacapavir + islatravir en un seul comprimé par semaine?
23/12/2025 (POZ) : Weekly Oral HIV Treatment Looks Good at Two Years
Octobre 2024 : Des résultats prometteurs ont été présentés le 19 octobre lors du congrès scientifique IDWeek 2024 à Los Angeles. L’essai évaluait la bithérapie lénacapavir + islatravir en comprimé une fois par semaine comme nouveau traitement pour les personnes prenant actuellement la trithérapie Biktarvy (bictégravir/ténofovir alafénamide/emtricitabine) en une prise orale quotidienne. L’essai de phase II a recruté 104 PVVIH avec une charge virale indétectable sous Biktarvy pris quotidiennement, sans antécédents d’échec virologique et avec un taux d’au moins 350 CD4/mm3. L’âge médian était de 40 ans, environ 80 % des participants-es étaient des hommes. En terme d’origines ethniques, 50 % des PVVIH étaient blanches, 36 % noires, 29 % latinos et 7 % asiatiques, amérindienness ou insulaires du Pacifique.
Les participants-es ont été assignés-es de façon aléatoire dans deux groupes : un groupe de personnes qui restaient sous Biktarvy une fois par jour et un groupe de personnes qui passaient (switchaient) au lénacapavir (300 mg) + islatravir (2 mg) en comprimés une fois par semaine. Les résultats à 48 semaines confirment l’efficacité de la combinaison hebdomadaire lénacapavir + islatravir qui n’est pas inférieure au Biktarvy en prise orale quotidienne. Au total, 94, 2 % des personnes dans ce groupe avaient conservé une charge virale indétectable et aucune des personnes ayant changé pour le lénacapavir + islatravir n’avait une charge virale de 50 copies/ml ou plus à ce moment-là. Le taux de personnes en charge virale indétectable dans le groupe sous Biktarvy était de 92,3 %. En ce qui concerne les effets indésirables, 19, 2 % des participants-es dans le groupe lénacapavir + islatravir ont relevé des effets, les plus courants étaient la sécheresse buccale et les nausées contre 5, 8 % des participants-es dans le groupe Biktarvy. Deux participants-es ont interrompu le schéma hebdomadaire en raison d’effets indésirables non liés aux médicaments. Une surveillance attentive des taux de CD4 et du nombre total de lymphocytes n’a révélé aucune diminution cliniquement significative, ni de différences entre les deux groupes de traitement.
Un comprimé à dose fixe contenant les deux molécules est actuellement testé dans les essais de phase III ISLEND-1 et ISLEND-2. En parallèle, les essais sur le lénécapavir en Prep injectable tous les six mois continuent. À suivre…
Source : Résultats prometteurs pour un traitement VIH en un comprimé par semaine
Bithérapie bictegravir/lenacapavir (BIC/LEN)
Gilead a annoncé hier des résultats positifs de l’essai de phase 3 ARTISTRY-2 évaluant une nouvelle bithérapie associant bictegravir et lénacapavir (BIC/LEN) en un comprimé quotidien chez des adultes vivant avec le VIH et ayant une charge virale indétectable. À 48 semaines, ce schéma expérimental s’est montré statistiquement non inférieur à Biktarvy pour le maintien de la charge virale indétectable, sans problème de tolérance nouveau ou inattendu. L’association réunit le bictegravir, anti intégrase et le lénacapavir, anti capside de première classe, sans résistance croisée connue avec les autres familles d’antirétroviraux. Pour Eric Meissner, infectiologue aux États-Unis, ces résultats suggèrent que cette combinaison « pourrait élargir les options thérapeutiques disponibles » pour les personnes vivant avec le VIH. Les données d’ARTISTRY-2 seront combinées à celles de l’essai ARTISTRY-1, déjà positives, afin de constituer les futurs dossiers de demande d’autorisation réglementaire. À ce stade, la combinaison bictegravir/lénacapavir reste expérimentale et n’est approuvée dans aucun pays.
